Tout d’abord, mon meilleur souvenir

Avant de vous communiquer mon palamrès, je voudrais vous faire partager cette passion au travers d’un évènement qui m’a beaucoup tenu à coeur! En 2009, j’ai obtenu une qualification aux Jeux Olympiques Jeunes. Je n’ai jamsis couru avec autant de joie, d’envie et de plaisir! C’était grandiose, autant le voyage entier que la simple course. Je viens de voir dans le journal qu’on a consacré une article à mon nom, je vous le communique :

Nina Habold, 9ème du 2000m steeple : tout est possible… mais il faut y croire

 

Tout d'abord, mon meilleur souvenir  sans-titre-1

Petite blonde aux grands yeux bleus, Grenobloise pleine de fraicheur et d’enthousiasme, Nina Habold a réalisé en quelques semaines un bond en avant fabuleux dans la hiérarchie mondiale. Dernier nom ajouté sur la liste de 23 athlètes envoyés à Moscou pour les qualifications en mai dernier, Nina était alors à une vingtième place européenne qui reflétait tout autant sa discrétion que son potentiel.

Nina termine 6ème du 2000m steeple. Il n’y avait que 6 places qualificatives. Pour la seconde fois, le petit oiseau de l’athlétisme se faufilait parmi le groupe des heureux élus de l’athlétisme français partant pour une belle aventure internationale. Après le Festival Olympique de la Jeunesse Européenne Tampere en 2009 et la qualif de Moscou, Nina allait connaître à Moscou sa troisième sélection internationale… et déjà olympique. Le tout en moins d’un an.

La veille de son entrée en lice sur le stade Bishan de Singapour Nina se sentait prête : « Je me sens bien, même si je suis-je suis un peu cassée de partout. La saison a été très longue. J’étais en grande forme aux France et là je suis un peu fatiguée. Ceci dit, après un contrecoup à l’arrivée à Singapour, je vais de mieux en mieux et les entrainements passent mieux. »

Ici, je vais me confronter à un autre niveau

De bon augure, d’autant que « le stade est plus petit que je ne le pensais et ça me rassure. Les grands stades me font peur, cela fait trop arène, un peu trop ‘‘Gladiator’’. Donc j’ai déjà ce soulagement de ne pas avoir cette pression du stade qui se rajoute à toutes les autres ». Car Nina semble inquiète. Et Nina n’a pas conscience de son potentiel, donc manque de confiance.

Et la concurrence ne l’aide pas à se rassurer. «A Moscou, j’étais plus sereine. L’Ethiopienne sera sans doute loin devant parce qu’elle est en 6’35. Après, derrière, je ne sais pas trop, on va faire ce que l’on peut. Au pire, si je ne suis pas qualifiée, j’espère pouvoir battre le record de France, que je détiens (6’59.44). Mais l’expérience sera intéressante dans tous les cas. Aux France, nous n’étions que deux avec un temps inférieur à 7’, donc ici, je vais vraiment me confronter à un autre niveau

Il faut dire que Nina est presque toute neuve dans la discipline : « Je fais de l’athlétisme depuis une petite dizaine d’années, mais je ne suis spécialisée sur le steeple que depuis l’an dernier. Auparavant, je faisais de la hauteur, des haies et du 1000m. En cadet, il y a eu un changement d’entraîneur et je me suis spécialisée sur le demi-fond. En fait, j’ai vraiment découvert l’athlétisme en regardant les Jeux Olympiques. »

 

nina_habold_crop
Nina Habold aprés un franchissement de rivière lors du 200Om steeple

Et regarder le sport, Nina adore. Lors de ces Jeux Olympiques de la Jeunesse, Nina est partout et ne semble pas tenir en place. « Je ne suis pas hyperactive, mais presque. Je faisais du dessin à l’époque et mes parents m’ont orientée vers la pratique sportive pour me canaliser un peu. J’avais vraiment envie de faire de l’athlétisme et je m’y suis donc inscrite. Habitant à Grenoble, je fais bien sûr du ski et du snowboard depuis que j’ai deux ans. J’y vais encore presque tous les week-ends en hiver d’ailleurs, ce qui ne plait pas forcément à mon entraîneur. J’ai fait quelques compétitions en UNSS mais même si j’étais tentée il m’a fallu faire un choix. »

De la piscine au gymnase, Nina prend donc tout ce qu’elle peut : « On doit bien s’organiser pour aller voir et on veut tout aller voir. On n’a pas souvent l’occasion d’assister à toutes ces compétitions. Et puis c’est important pour l’esprit d’équipe. Mais plus on avance et plus je suis sur la compétition. C’est bien d’être avec les autres sportifs, mais on doit quand même penser à sa compétition ».

Beaucoup de regrets

Et la compétition, parlons-en, ou plutôt, laissons Olivier Belloc, son entraîneur, la narrer : « Nina n’a pas eu suffisamment confiance en elle, elle n’a pas osé suivre les filles supposées plus forte qu’elle sur le papier. En réalité elle pouvait largement les inquiéter. Elle tombe sur la première rivière mais cela ne l’a pas handicapée. Elle termine sur un dernier 400m où elle revient sur de nombreuses filles, mais malheureusement ça ne suffit pas. Avec un temps de 7’05’’25, elle termine 9ème temps des séries, et vient mourir à la première place non-qualificative pour la finale. Seuls les 8 meilleurs temps passent en finale. Forcement, il y a beaucoup de regrets, de larmes et de tristesse chez Nina. C’est une course qui lui servira pour le reste de sa carrière ».

 

p1010458

Cette carrière, nous lui souhaitons longue et pleine de bonheur tant Nina est attachante et pleine d’avenir dans le steeple. Mais pour réussir l’impossible, il faut y croire, et croire en soi avant tout. Si la finale lui a échappé, sa course l’a tout de même amenée à une 9ème place mondiale. Bien loin du rang de 20ème européenne d’il y a quelques mois.

Le potentiel est donc là. Reste à en prendre conscience pour Nina, mais pas seulement, car bientôt sonne l’heure des choix : « Il risque d’y avoir un dilemme au niveau des études. Soit j’opte sur STAPS pour m’entraîner sérieusement, et je m’orienterai alors vers kiné. Soit je fais médecine, mais ce sera alors bien plus compliqué. Mes deux parents sont médecins, ça acclimate sans doute un peu, mais c’est une voie qui me tente vraiment ». Nina passe en Terminale S cette année après avoir obtenu d’excellentes notes aux sessions du baccalauréat de Première. A suivre donc, mais dans les deux cas, il faudra être endurante et s’accrocher.

Laisser un commentaire

Voltigeaerienne |
Drailles83 |
Lasoifdevaincre |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Extra Blue Sky
| Running with the devil
| Teampaillard